En ce début d’année scolaire à l’école Sainte Union Cœur de Flandre, les élèves de CP-CE1 découvrent un projet aussi captivant qu’instructif : un cycle d’ateliers sur les économies d’énergie, porté par un personnage attachant, Ecopousse. L’objectif est clair : leur donner les clés pour comprendre les enjeux énergétiques et les transformer en acteurs de la transition écologique, le tout en s’amusant.
Un personnage pour guider l’apprentissage
Dès le premier atelier, la salle de classe se transforme en un espace d’exploration. Les enfants font la connaissance d’Ecopousse, un compagnon imaginaire qui les accompagnera tout au long de l’année. À travers une histoire interactive, « Ecopousse et la chasse au gaspi », ils découvrent des gestes simples pour préserver les ressources : éteindre les lumières, fermer les robinets, ou encore bien isoler les fenêtres pour garder la chaleur.
Pour rendre ces notions concrètes, la classe se lance dans un jeu de tri. Les enfants manipulent des cartes illustrant des actions du quotidien et doivent les classer en deux catégories : celles qui protègent la planète et celles qui gaspillent. L’activité est un succès : les débats s’animent, les idées fusent, et chacun repart avec l’envie d’appliquer ces gestes à la maison.
Une expérience scientifique pour comprendre l’isolation
Avec l’arrivée de l’hiver, le deuxième atelier prend une tournure expérimentale. « Comment garder la chaleur sans gaspiller d’énergie ? » La classe se transforme en laboratoire : deux bocaux remplis d’eau chaude sont placés sous les yeux des enfants. L’un est recouvert d’une écharpe en laine, l’autre reste à l’air libre. « Lequel restera chaud le plus longtemps ? »
Pendant une heure, les élèves observent, mesurent la température, et notent leurs découvertes. Ils comprennent ainsi que l’écharpe agit comme un isolant, tout comme les murs de leur maison ou leurs vêtements. « C’est comme quand on met un pull ! » s’exclame un élève. La leçon est claire : avant de monter le chauffage, mieux vaut s’habiller chaudement.
Un jeu géant pour ancrer les écogestes
Au printemps, il est temps de faire le bilan. « Vous vous souvenez de tout ce qu’on a appris ? » Les enfants, enthousiastes, répondent en chœur. Pour célébrer leurs progrès, un Memory géant des écogestes est organisé. Les cartes, colorées et illustrées, représentent des gestes du quotidien. Les élèves s’amusent à retrouver les paires, tout en révisant ce qu’ils ont appris.
L’atelier se termine par un parcours de motricité. « Attention, les explorateurs ! » Les enfants doivent sauter, ramper, et enfin trier des cartes dans des cerceaux : vert pour les écogestes, rouge pour les gestes à éviter. « C’est comme une mission ! » s’écrie un élève, les joues roses d’excitation.
Avant de partir, chaque enfant reçoit un petit jeu de cartes Memory à emporter chez lui. « Comme ça, vous pourrez continuer à jouer et apprendre avec vos parents », leur explique l’enseignante. L’idée est simple : faire des enfants des relais de ces bonnes pratiques, bien au-delà des murs de l’école.
Un impact qui dépasse la classe
Au fil des semaines, les changements se font sentir. Les lumières s’éteignent plus souvent, les robinets se ferment avec soin, et les pulls remplacent parfois le chauffage. Les enseignants observent, satisfaits, que les écogestes ne sont plus des concepts abstraits, mais des réflexes ancrés dans le quotidien des enfants.
Pour l’école Sainte Union Cœur de Flandre, Ecopousse n’est plus seulement un personnage : c’est devenu le symbole d’une aventure collective, où chaque petit geste compte. Et si les enfants repartent avec une certitude, c’est que protéger la planète, c’est aussi simple que ludique.






